Retenue de garantie dans le BTP : les règles à connaître

La retenue de garantie protège le maître d’ouvrage contre les malfaçons constatées à la réception. Pour l’entreprise, c’est de la trésorerie bloquée : mieux vaut en connaître les règles pour la récupérer à temps.

Mis à jour le 19 octobre 2026

Le principe

Dans les marchés de travaux privés, la retenue de garantie est encadrée par la loi n° 71-584 du 16 juillet 1971. Le maître d’ouvrage peut retenir une partie des paiements pour garantir l’exécution des travaux et la levée des réserves faites à la réception.

Un plafond de 5 %

La retenue est plafonnée à 5 % du montant des travaux. Elle doit être prévue par le contrat : elle ne se présume pas.

La remplacer par une caution

L’entreprise peut éviter la retenue en fournissant une caution personnelle et solidaire, généralement délivrée par sa banque ou un organisme de caution, pour le même montant. Les sommes ne sont alors pas bloquées.

Sa libération

La retenue (ou la caution) est libérée un an après la réception des travaux, avec ou sans réserves, sauf si le maître d’ouvrage s’y oppose par une demande motivée, notifiée à l’entreprise, par exemple parce que des réserves n’ont pas été levées. Pensez à noter la date de réception et à réclamer le déblocage à l’échéance.

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Questions fréquentes

La retenue de garantie est-elle obligatoire ?

Non : elle n’existe que si le contrat la prévoit, dans la limite de 5 %.

Quand récupérer la retenue de garantie ?

Un an après la réception des travaux, sauf opposition motivée du maître d’ouvrage notifiée avant l’expiration de ce délai.

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